A la découverte du monde...

Narrez vos exploits et vos rencontres au sein de Rune-Midgard !

Modérateur: Fouinar

Re: A la découverte du monde...

Messagede Enriko » Ven 10 Avr 2009, 19:51:05

J'adore :plove: Continu comme sa ! :p=):
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Enriko
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Re: A la découverte du monde...

Messagede Jeremie » Ven 10 Avr 2009, 20:01:40

[HRP] Raté Ratdo, essaye encore ;)
Merci à tous ceux qui suivent et qui aiment en tout cas =o [/HRP]

Vendredi

Neuvième jour du deuxième mois de l’an 1008

Rachel

Léonore vient me chercher pour qu’on aille se promener en ville. Je ne suis pas vraiment d’humeur mais je fais un effort. Après tout je lui dois bien ça.
Nous nous promenons dans les rues de Rachel. Léonore est charmée par tous les marchands et s’arrête à toutes les devantures. Je trouve le temps un peu long mais pour rien au monde je voudrais céder ma place. Pour la première fois depuis longtemps je goûte à la sérénité absolue.

Soudain, des cris attirent mon attention. Parmi ces voix, l’une d’entre elles retentit plus fort que les autres. Une voix que je ne connais que trop bien.
Je m’approche de l’origine du tumulte et la, le souffle me manque : devant moi se tient Haelstrom aux prises avec Sydney Losstarot, l’assassin de la Cross.
Je n’entends pas réellement ce qu’ils se disent mais quelque chose me dit que j’ai un rapport dans leurs histoires. J’essaye de m’approcher le plus possible, faisant mine de m’intéresser aux breloques d’un marchand.
Sydney : Je ne suis pas votre ennemi, mais il est certain que si vous vous mettez encore une fois en travers de ma route, je vous tue.
Haelstrom : Fais le malin ! Tu oublies peut être que je ne suis jamais seul, et que si jamais tu mets la main sur moi, tu te retrouveras en pièces en moins de deux. Tu ne vas pas me dire que tu es ici pour participer à la guerre non ?
Sydney : Pas vraiment. Je suis ici… Enfin… Nous sommes ici pour une mission autrement plus importante.
Haelstrom : Nous ? Vous seriez donc plusieurs ?
Sydney : Mes subordonnés sont autours de vous.
Je déglutis. Il y aurait plusieurs assassins cross à Rachel ?

Une voix étrangement douce se fait alors entendre à mon oreille. Je sursaute comme un beau diable :
- Trouvé.
Je me retourne. Une jeune femme assassine, arborant les armoiries Cross sur sa tenue assez légère pour une femme me serre mon bras droit derrière mon dos. Je jette un coup d’œil vers Léonore qui ne voit rien de mon kidnapping, trop intéressée par ses breloques.
La jeune femme aux cheveux sombre me conduit à Sydney. Je frémis. Va-t-il se comporter comme Sasaki Kojirö ? Va-t-il me tuer séant ? Ma fin va-t-elle arriver plutôt que prévue dans une ruelle de Rachel ?
Haelstrom : Tiens, qui voilà.
Sydney : Silence, je l’ai trouvé le premier.
Trouvé ? Suis-je donc une récompense de quête ?
Sydney s’approche alors de moi et s’adresse à la jeune femme qui m’enserre le bras :
- Joli travail Juliette. Les renseignements étaient exacts. Il était bien à Rachel.

J’aperçois alors Léon au fond de la ruelle. Je lui jette un regard implorant accompagné d’une prière muette. Il se tourne alors vers moi, me fixe, puis s’enfuit. J’enrage. Quel lâche !
Des larmes me montent aux yeux. Mourir ainsi… C’est trop bête…
Haelstrom concentre des éclairs dans sa main mais une voix l’interrompt. Une voix que je connais aussi bien que les précédentes : celle de Sasaki.
Ce dernier apparaît derrière Haelstrom, le katar posé sur sa jugulaire.
Sasaki : On se calme. Pour l’instant le prêtre est entre nos mains.
Puis, à moi.
- Je t’avais pourtant dit ce qui allait t’arriver si on se rencontrait de nouveau non ? Tant pis pour toi.
Je me dégage enfin de l’étau de Juliette (drôle de nom pour une assassine), puis je me décide enfin à parler :
- Que va-t-il m’arriver ? Je n’ai rien à faire dans vos histoires !
Sydney : Hélas…
Sasaki : Nous avons reçus des ordres stricts te concernant si jamais nous te recroisions.
- Et quels sont-ils ?!
Une voix tonitruante stoppe tout le monde. Sydney se fige. Sasaki arrête sa fanfaronnade et Juliette s’arque, préparée à un éventuel combat. Haelstrom a profité de notre conversation pour disparaître une fois de plus.
Je lève les yeux au ciel et pousse un cri. Sur un toit se tient Gust, son épée démesurée à la main. J’éprouve alors un sentiment de soulagement mêlé à de la peur. Cet homme m’impressionne.
Léon apparaît alors derrière Gust, tenant Sydney en joue. D’autres chevaliers bloquent la ruelle et enfin, Léonore déboule derrière Juliette, l’épée en avant.

La femme assassine lève ses katars dans un geste de défense. L’épée de Léonore s’abat dans une gerbe d’étincelle contre le métal des armes de Juliette. Le choc est terrible. Juliette s’arc-boute pour mieux encaisser la violence de la collision. Les chevaliers se rapprochent, bloquant peu à peu toutes les issues de la ruelle. Sydney semble effaré par ce brusque retournement de situation. Comme un animal effrayé, il cherche une issue du regard. Gust se jette alors dans la bataille. Sasaki se jette sur moi, katars en avant. Gust arrête son geste avec le plat de son épée. Frustré, l’assassin se rabat sur le capitaine du bataillon deux de Prontera. Sydney tente une évasion par les toits. Léon lui lance alors une pluie de flèches mortelles. L’une d’elles vient se ficher dans le bras de l’assassin qui ne semble pas s’en inquiéter outre mesure. D’un geste, il fend l’arc de Léon en deux avant de disparaître.
Je me retourne vers Léonore et Juliette. Léonore assène à l’assassine coups sur coups. De son côté, Juliette ne peut que se défendre et réussit à parer la plupart des attaques de la sœur de Kireina. Quelle violence ! Je ne pensais pas que Léonore cachait une telle rage en elle. Je vois alors Juliette sortir une fiole que je devine emplie de poison mortel. Je tente de prévenir Léonore mais cette dernière frappe violemment son adversaire avec le plat de son épée. Juliette est projetée contre le mur avec une force incroyable. Le cou de l’assassin décrit alors un angle droit dans un affreux craquement. Je retiens un cri mais déjà, Léonore est sur Sasaki, faisant pleuvoir des coups tous plus mortels les uns que les autres sur le pauvre assassin.
Au bout d’un moment, Sasaki tombe à terre. L’épée de Guts lui à broyé les côtes et celle de Léonore lui a entaillé la poitrine. Il sort alors une capsule d’une de ses poches. Vive comme l’éclair, Léonore lui plante son épée dans la main. L’assassin serre les dents mais j’entends quand même un gémissement.

- Du cyanure ? Tu ne pensais quand même pas nous doubler hein ? Tu resteras en vie le temps qu’il faudra !
Je frissonne. Je n’avais jamais vu Léonore comme ça. Comment une jeune femme charmante qui flânait devant les échoppes il y a un instant avait pu se transformer en une redoutable tueuse ?
Gust vient tâter le pouls de Juliette pour vérifier si elle est bien morte. J’entends encore le craquement résonner dans ma tête. Je ferme les yeux et serre les poings. Une question se forme en moi : une personne prête à m’assassiner mérite-t-elle que je la ressuscite ?
Gust pose sa main sur mon épaule.
- A toi de voir. Réfléchis tout de même.
- C’est tout réfléchi, resurectio !
Une lumière blanchâtre entoure le corps de Juliette. Celle-ci semble s’animer. Elle se relève difficilement. Voir une personne mourir devant soit est assez désagréable mais voir une personne ressusciter l’est encore plus ! Aussitôt "réveillée", Juliette est prise en charge par deux chevaliers. Encore hébétée, elle ne sait pas ce qui lui arrive. Je la plains. Gust se tourne vers moi tandis que d’autres chevaliers emmènent Sasaki vers le camp pour l’interroger.
- Aucun mal ? Ils ne t’ont pas touché avec leurs armes ?
- Tout va bien. Je m’en suis sortis indemne.
- Parfait. Remercie tes amis, sans quoi je n’aurais pas donné cher de ta peau. Je ne suis pas mécontent d’en avoir capturé un. Cette vermine va me dire leurs objectifs qui n’ont pas lieu d’être quels qu’ils soient dans cette ville en guerre.
Il part. Je le regarde s’éloigner. Soudain je reçois un choc : Léonore m’étreint.
- J’ai eu peur ! Je pensais allaient vous tuer !
Léon descend de son toit.
- Ho, ils l’auraient sûrement fait sans l’intervention de Gust. Tu m’en dois une vieux.
Je serre la main de mon ami, plein de reconnaissance. Moi qui croyais qu’il m’avait abandonné ! Quel ingrat j’étais !

Rachel (après midi)

J’ai passé la journée au camp de Gust. J’avais bien trop peur pour tenter de sortir en pleine ville !
La journée m’a parue très longue jusqu’au soir. Tout l’après midi je me suis caché, dans la hantise de rencontrer Kireina, mais finalement elle ne s’est pas montrée.

J’ai un peu discuté avec Gust. Cet homme bourru cache un homme redoutablement intelligent et tactique. Il m’a expliqué qu’il n’aimait pas la Cross et qu’il s’était juré de les éliminer un par un. En fait, s’il était venu ici c’était par ce qu’il savait qu’il allait rencontrer Sydney.
Je n’en reviens pas. Gust doit posséder un sacré réseau d’espions !
J’ai eu aussi quelques mots au sujet de mon enfance. Je l’ai pris à témoin et j’ai eu l’amère confirmation de ma véritable identité. J’ai bien vécu à Prontera pendant vingt ans, sous la coupe de mon tuteur, le père supérieur.

Sasaki n’a pas desserré les dents depuis son arrivée au camp.

Rachel (soir)

Enfin, le soir ! Je jubile à l’idée de rencontrer le père Pirone. Peut être m’en apprendra t-il plus sur le pourquoi de tout ceci.
Léonore m’accompagne. Elle a revêtit son armure, par peur qu’on m’attaque.
Enfin, alors que la nuit est tombée, nous arrivons au temple de Freyja.
Personne.
Je suis étonné. D’habitude, il y a toujours un ou deux moines pour garder l’entrée du temple, pourquoi n’y a-t-il personne ce soir ? Il y avait pourtant quelqu’un ce matin !
Nous entrons donc dans le jardin du temple, ouvert comme un moulin. Toujours personne. Mon pouls commence à s’accélérer. La rumeur de la ville commence à s’éloigner. Je commence à avoir peur.

Les fenêtres sont closes, les portes aussi. Léonore frappe à la lourde porte. Aucune réponse. Je suggère de faire le tour du bâtiment mais celui-ci est tellement grand que je trouve mon idée déplacée.
Léonore remarque une fenêtre ouverte. Elle me fait signe puis s’y glisse. J’étouffe une exclamation. Comment peut-elle ainsi violer le sanctuaire ? Entrer ainsi comme une voleuse ! En même temps, c’est la seule alternative que nous avons. Je décide de la suivre.

Temple de Freyja

Une fois à l’intérieur du bâtiment, les bruits nocturnes s’évanouissent, comme si un bouclier sonore entourait le temple.
Un silence de mort règne. Je ne suis pas rassuré. En plus, il fait noir. Je m’accroche à la cape de Léonore pour ne pas me cogner contre quelque chose. J’essaye de me rassurer en me disant que nous sommes dans la maison de Dieu. Certes. Mais ce soir la maison de Dieu à des allures inquiétantes.

Nous progressons à tâtons tout en appelant. Pourquoi n’y a-t-il aucune lumière ? C’est bien la première fois ! Quand j’ai regardé par la fenêtre de ma chambre hier soir, il y avait bien de la lumière dans ce temple !
J’appelle le père Pirone. Aucune réponse évidemment. J’ai l’impression de violer un sanctuaire abandonné depuis des millénaires. Léonore avance d’un pas décidé. Je ne suis pas tellement rassuré de mon côté.
Soudain, des voix se font entendre. Des voix très faibles, comme des chuchotements. Je sursaute. Léonore a un petit cri de surprise.
- …Numéro …Ymir… Ce soir… Pirone… Ici…
Je ne comprends rien. J’appelle. Les voix semblent ne pas entendre mes appels. Je m’égosille, Léonore aussi, mais en vain. Les voix continuent.
- …Sacrifice… Pape… Le Temple… Niren …
Niren ? Pape ? Sacrifice ? Ce soir ? Pirone ? Quel est ce charabia ?
Nous continuons d’avancer. Il semble que les voix proviennent de quelque part devant nous mais il fait trop sombre pour distinguer quoi que ce soit.

Les voix se sont tues depuis un moment. Nous continuons toujours d’avancer. J’ai les nerfs à fleur de peau. Je sursaute au moindre bruit. Léonore fait de même. J’ai l’impression de me retrouver avec la Léonore d’Hugel. Cette femme est un mystère.
Tout d’un coup, Léonore pousse un cri strident qui me pénètre jusqu’aux os. Je fais un bond et me met à crier à mon tour.
- LA ! DU SANG !!
Je me penche sur le sol. Apparemment nous venons d’entrer dans une nouvelle salle. L’odeur du sang envahit la pièce. Je touche le sol. Effectivement c’est bien du sang. Nous marchons dans du sang.
Je vomis.
Léonore tremble de tous ses membres. Elle se serre contre moi. J’essaye de la rassurer maladroitement mais j’ai tout aussi peur. Léonore me serre de toutes ses forces. Elle me fait mal, je sens mes jambes fléchir sous le poids de son armure. Je tombe. Nous tombons.
Nous tombons tous les deux dans un escalier. Je crie. Léonore crie aussi mais dans mes oreilles.
Enfin, nous nous réceptionnons contre une grille en fer.
Le corps tout endolori, je tâte l’obstacle. La grille est ouverte en une espèce de portail qui s’ouvre facilement. Un couloir s’offre à nous. Je sens de l’air frais me caresser le visage. Sans l’ombre d’une hésitation, je m’engouffre dans le corridor, Léonore sur mes talons.

Temple de Freyja (sous-sol ??)

Nous débouchons dans une espèce de crypte magnifique. Et éclairée. En effet, la lune filtre à travers les bouches d’aération de la pièce grande comme la bibliothèque de Yuno. Je ne pensais pas que le temple de Rachel cachait une telle merveille en son sous-sol !
Le marbre froid fait place aux tapis moelleux. Je me sens un peu plus rassuré que tout à l’heure mais… Où sommes-nous ?
Nous descendons un grand escalier de marbre. Toute la crypte me semble plus richement décorée que le temple lui-même. Comment est ce possible ? Comment tout cela peut-il être possible ?
Des coussins jonchent le sol. Léonore s’assoit un peu pour souffler. Je m’assois aussi. Quel endroit bizarre ! Pourquoi n’y a-t-il personne ? Où est le père Pirone ? De quoi parlait les voix tout à l’heure ? C’était quoi ce sang ? Une voix parlait de sacrifice… Non, l’église ne pratiquait plus de sacrifices depuis longtemps ! Alors quoi ?
Je me tourne vers Léonore pour lui faire part de mes remarques mais je m’aperçois qu’elle s’est endormie. Sa respiration calme me rassure. Je ne me sens pas seul dans ce grand endroit.
Je me couche sur les coussins à mon tour. Voilà une bonne idée ! Demain il fera certainement plus clair et nous pourrons trouver notre chemin plus facilement ! De plus il y aura certainement des personnes pour nous renseigner !

Après une prière, je m’endors l’esprit serein. Ici au moins, nous sommes à l’abri. Que pourrait-il nous arriver dans un temple ?

[HRP] Le père Pirone est un personnage de fiction. Son vrai nom vient de Roméo et Juliette (d'où le nom de l'assassine) mais je l'ai associé au personnage du prêtre de Rachel dans la quête du temple de Rachel (c'est de là que vient le personnage de Niren). [/HRP]
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Re: A la découverte du monde...

Messagede ratdo » Ven 10 Avr 2009, 20:16:40

1. Pas de maj' à ratdo =)
2. WAAAAAAAAAAAAAH JAY PEUR PIRONE JSUIS SUR C'EST MACHIN LA LE BOSS, GLOOM UNDER NIGHT JSUIS SUUUR WAAAH JAY PEUR T_T
3. AKANLASWITE?
Fouinar a écrit:Je sé pa lhyr lengue lé lol

seta49 a écrit:Je savais bien que t'étais un boulet.
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Re: A la découverte du monde...

Messagede Altarion » Ven 10 Avr 2009, 20:21:11

Levy c'est pas un écrivain ? Marc Levy truc dans le style (Et si c'etait vrai...)
Et comme le dit ratdo AKANLASWITE, je suis fan du passage dans la "maison de Dieu" (maison des cauchemars sur le coup °i°)
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Re: A la découverte du monde...

Messagede Jeremie » Ven 10 Avr 2009, 21:47:35

[HRP] Omg tu m'épates sur ce coup là ratdo. Je suis si prévisible que ça ? :'(
Sans rire, c'était évident. Un passage par un donjon dans un rp passe obligatoirement par la rencontre avec un boss. Mais de là à faire le rapprochement avec Pironne... Où alors t'étais au courant, et là c'est nettement moins glorieux.
Levy est bien un écrivain ;) [/HRP]

Jeudi

Quinzième jour du deuxième mois de l'an 1008

Temple de Freyja (sous-sol)


Voilà maintenant six jours que nous errons dans ce temple. Je ne comprends toujours pas pourquoi personne n'est venu nous chercher. Nous nous sommes complètement perdus. Léonore est désemparée. Nous n'avons même pas retrouvé l'entrée du sous-sol par laquelle nous sommes pourtant arrivés ! J'ai l'intime conviction que ce temple, sous des faux airs de lieu saint, est en réalité démoniaque. Nous avons fait des marques sur les murs pour se repérer... Les traces disparaissent au fur et à mesure ! C'est à n'y rien comprendre ! Je crois que je deviens fou. Léonore aussi.
Les seules créatures vivantes que nous ayons rencontré jusque là sont des « dremlins », sortes de créatures maléfiques aux dents acérées et aux griffes tout aussi aiguisées, ainsi que des yeux velus avec des ailes de chauve souris. Cet endroit est maudit.
Chaque jour nous voyons la lumière du soleil filtrer à travers les bouches d'aération du plafond mais leur inaccessibilité accentue notre désespoir.
Nous nous sommes égosillés en vain pendant des heures, cherchant une présence humaine réconfortante.
Néanmoins, nous ne mourrons pas de faim pour autant. Les yeux rapportent des fruits de l'extérieur et des fontaines d'eau potable permettent aussi une toilette quotidienne. Le seul point négatif est: la solitude.

Si je décide de reprendre mon récit six jours plus tard, c'est pour annoncer que nous avons enfin découvert des traces de vie humaines. En effet, jusqu'à maintenant nous n'avions jamais retrouvé de traces de notre passage dans les couloirs du temple mais aujourd'hui nous avons découvert des petits chaussons. J'ai déjà vu ces chaussons. Ce sont les chaussons que portent les disciples du temple de Freyja pour aller prier. Enfin une trace humaine ! Je communique l'information à Léonore qui s'enthousiasme autant que moi: notre calvaire est enfin terminé !
Des traces de pieds noircis marquent la moquette. Nous décidons de suivre ces traces dans l'espoir qu'elles nous conduisent à l'air libre. Je commençais à désespérer de ne plus jamais sentir la caresse du vent sur ma peau !
Les traces de pas rejoignent d'autres traces de pas. Comme si un groupe de personnes aux pieds sales avaient marché dans une même direction. Peut être vers la sortie?
Nous courrons maintenant. L'enthousiasme est tel que la fatigue de la semaine s'évanouit d'un seul coup. Je me sens pousser des ailes.

Les traces de pas s'arrêtent brutalement. Dépités, nous regardons aux alentours pour voir si elles ne continuent pas plus loin. Je m'interroge. Comment des traces de pas peuvent s'arrêter si brutalement? Leurs propriétaires auraient-ils remis leurs chaussons? Se seraient t-ils volatilisés? Comment? Pourquoi?
Léonore me tire par la manche. Je me tourne vers elle. Son visage est animé par la peur et la fatigue. Je suis aussi désolé qu'elle. Notre espoir de sortie vient de s'arrêter net en même temps que les traces devant nous.
Une brise fraîche vient me caresser la joue. Du vent? Ici? Comment est-ce possible? Je n'en ai pas ressenti une once pendant notre errance ! Pourquoi maintenant?
Le vent agite un petit rideau sur le mur à notre gauche. Une porte semble se dessiner derrière. L'enthousiasme rejaillit en moi soudain. La voilà notre porte de sortie ! La voilà notre chance ! Si il y a du vent, c'est qu'il doit y avoir un courant d'air ! Cette entrée donne forcément sur la sortie !
Je me rue dans le chemin qui s'offre à moi. En fait, je suis sur une passerelle métallique, comme à Yuno. Léonore s'arrête brutalement.
- Tiens? Tu ne ressens pas comme un bourdonnement?
Effectivement. Presque imperceptible, un bourdonnement de machine se fait entendre. Je regarde autour de nous. Nous sommes sur une passerelle métallique. En bas coule de l'eau. Une eau plus foncée que celle des fontaines cependant. Qui y a t-il dans cette eau?
Devant nous, un autre couloir métallique se profile. Le bourdonnement semble venir de là mais je n'en suis pas certain. Les battements de mon cœur résonnent dans ma tête tellement je suis excité à l'idée de sortir d'ici.

Nous continuons ainsi de passerelles en passerelles pour finalement déboucher sur un grand espace dégagé. Là, des centaines de tuyaux enchevêtrés plongent et replongent dans l'eau, disparaissant dans les murs ou dans une machine que je ne connais que trop bien: une partie du cœur d'Ymir.
Une partie du cœur d'Ymir ! La légende disait vrai ! Elle existe réellement ! La vision de cette machinerie me rassure bizarrement. Pourquoi? Je ne saurais le dire. Toujours est-il qu'une sensation de bien être m'envahit en la regardant.
Léonore me tire de ma contemplation par une phrase lourde de sens:
- C'est un cul de sac...
Le poids de notre errance me retombe dessus comme une mauvaise grippe. Quelle malchance ! Sommes nous condamnés à mourir ici? Que va t-il nous arriver?
Léonore, qui décidément à l'ouïe beaucoup plus fine que moi, me tire derrière les tuyaux.
- Quelqu'un approche !
Hein? Mais pourquoi se cacher? C'est magnifique au contraire ! Nous sommes sauvés !
Léonore me plaque sa main sur ma bouche pour me faire taire. Elle a l'air terrorisée. Il n'y a vraiment pas de quoi ! Pourquoi se cacher alors que voilà notre chance de salut?

Un homme entre dans la pièce, bientôt suivi d'une femme en toge. A leur air officieux, j'en déduit que ce sont des grands prêtre du temple de Freyja. J'ai un mouvement vers eux mais Léonore me serre contre elle d'une poigne de fer. La femme parle soudain:
Et voilà mon père. Toutes les modifications ont été apportées, comme convenu. Nous avons pris du retard mais le rituel pourra être prêt à temps.
Homme: Parfait Niren. Je te félicite pour ton travail.
L'homme amorce un mouvement comme s'il partait.
Femme: Père Pirone...
Je pousse un cri. Le père Pirone ! Cet homme est celui que je cherche depuis tant de mois ! Lui pourrait m'expliquer pourquoi le père supérieur m'a mis à la porte de l'église !
Le père Pirone s'arrête net dans son geste. Niren aussi (j'ai l'impression d'avoir entendu ce nom là quelque part...).
Père Pirone: Il y a quelqu'un? Niren?
Niren: Je ne vois r... Ho attendez ! Il y a un homme et une femme cachés derrière les tuyaux !
Je me lève d'un bond.
- Père Pirone, attendez ! Je suis Jérémie, un prêtre de l'église de Prontera ! C'est le père Supérieur qui m'envoie !
Le père Pirone me considère un moment puis tourne les talons en disant:
- Niren, tu sais ce qu'il te reste à faire...
Léonore se redresse aussi alors que le père Pirone disparaît dans le couloir. Je me rue à sa poursuite mais Niren s'interpose entre lui et moi. A ma grande surprise, elle chantonne.
J'essaye de la pousser mais je sens peu à peu mes forces m'abandonner au fur et à mesure que le chant de Niren gagne en intensité. Je sombre dans l'inconscience. Ma dernière pensée est que Léonore avait bel et bien raison: il fallait se méfier !


Je me réveille doucement sur un tapis. J'ai dormi comme un loir. Combien de temps? Je ne serais le dire... Toujours est-il que le soleil commence à décliner dans le ciel. Nous devons être en fin d'après midi.
Bien sûr, nous sommes toujours enfermés dans le temple.
A côté de moi, Léonore émerge peu à peu elle aussi. Si seulement je l'avais écoutée ! Je n'en serais pas arrivé là !
Mais d'un autre côté, Dieu sait quand nous serions sortis de ce temple.
Toujours est-il que nous y sommes toujours. Et dans une pièce close encore. Aucune porte, aucun couloir. Juste une fontaine et un balcon cinq mètres plus haut, donnant sur une terrasse. J'entends alors des bruits de pas venant de la terrasse. Finalement, le père Pirone apparaît.
- Bonjour mes jeunes amis. Excusez moi pour le manque de confort mais je traite souvent les intrus comme ça.
Vif comme l'éclair, je lance:
- Mon père ! Où sommes nous ? Pourquoi nous séquestrer ainsi ? Pourquoi le père Supérieur m'a t-il renvoyé de l'église de Prontera ?
Le père Pirone a un rire doucereux.
Pirone: Oui... Je vois... Tu es bien le prêtre qui a été renvoyé de Prontera... Eh bien sache que tout ceci avait un but: t'amener à rencontrer la Chronos.
Un « Ho non » se forme dans mon esprit. Pas lui... Pas le Père Pirone ! D'abord le père Supérieur et maintenant le père Pirone? Mais jusqu'où s'étendent les limites de cette organisation?
Léonore: Mais... Qu'est ce exactement que la Chronos?
Pirone: Une petite idiote de votre espèce ne comprendrais pas toute l'importance de cette glorieuse entreprise. Sachez que nous sommes juste sur le point de changer la face du monde ! Si le prêtre se retrouve ici aujourd'hui c'est parce qu'il en a été décidé ainsi ! Ho, pas par la volonté divine, rassurez vous car Dieu n'existe pas, mais par la volonté de notre guide ! Moi même je ne suis qu'un simple pion sur l'échiquier de cette page de l'histoire que nous sommes en train d'écrire. Néanmoins, j'ai reçu un ordre d'importance: tuer le prêtre. Son existence est une entrave au plans de notre cheftaine.
Trop abasourdi par les dire du père Pirone je reste planté comme une statue. Finalement, les seuls mots que j'arrive à articuler sont:
Jérémie: Neela?
Le père Pirone explose alors et saute dans la pièce en hurlant:
- Ne l'appelle pas par son nom, pauvre fou ! Ta bouche impie ne mérite même pas l'honneur de prononcer son nom !
Je commence à suer. L'insolence ne me réussit guère il faut croire. Le père Pirone est comme fou. Ses yeux sont injectés de sang et de la bave apparaît aux commissures de ses lèvres. J'ai un mouvement de recul. Léonore se met entre lui et moi.
- Assez ! Je n'écouterais plus une seconde de plus les élucubrations d'un vieux fou ! Je vais vous tuer séant !
Pirone: Me tuer moi? Je vous trouve bien orgueilleuse pour vous dresser ainsi devant moi ! Sachez que je ne crains ni rien ni personne !
Mes yeux me piquent. Moi qui croyait trouver un allié, voilà que je me retrouve en face d'un ennemi de plus. Des larmes apparaissent dans mes yeux et coulent sur mes joues.
- C'est impossible...
Pirone: Quoi donc? Qu'est ce qui est impossible?
Jérémie: Vous ! Vous êtes un homme d'église non? Comment avez vous pu renier ainsi votre seigneur et maître? Pourquoi?
Pirone: Il faut croire que la Chronos a su me convaincre mieux que des décennies passées à prier une idole qui restait sourde à nos supplications. Il faut croire que j'ai trouvé ma vraie voie.
Léonore: Ce discours est celui d'un forcené, je vais en finir maintenant !

Dans un cri, elle se jette sur le père Pirone. Je pousse un cri de surprise mais déjà le père Pirone envoie valser ma pauvre amie à l'autre bout de la pièce d'un simple coup de poing.
Pirone: Ne vous fiez pas aux apparences, je ne suis pas aussi défraîchi que j'en ai l'air. Voyez ma puissance ! Je pourrais anéantir dix hommes en une seule de mes attaques !
C'est alors que le père Pirone commence à se transformer. Son crâne s'allonge, ses bras deviennent démesurés, il grandit, sa peau blanchit, il devient carrément monstrueux, imposant et terrifiant. Le père Pirone n'existe plus. Devant nous se tient une chose blanchâtre sans bouche, nous fixant de ses petits yeux jaunes, parée à nous tuer.
Léonore se relève. Mon cri de victoire s'étouffe dans ma gorge au moment ou le monstre allonge une de ses griffes pour transpercer son épaule.
Le monstre se tourne alors vers moi et dans un grondement me lance:
- Vous ne pouvez rien contre moi. Je suis invincible.
Ce n'est pas moi qui irais le contredire. Je suis écrasé par l'aura meurtrière de mon adversaire qui tranquillement s'avance vers moi. J'ai l'impression de revivre la scène où, quelques mois auparavant, je combattais Detale dans sa cave. Mais ici, pas question de s'enfuir, aucune issue possible. Je marmonne toutes les prières de protection que je connaît avant de me jeter dans le bassin dans une tentative désespérée d'échapper à mon assaillant. Mais vif comme l'éclair, celui-ci me donne une claque de sa main puissante avant que je ne touche l'eau. Je suis projeté contre le mur.
Léonore enchaîne coup sur coup contre le monstre. Je la soutiens de toutes mes forces mais nos forces combinées ne semblent rien faire à notre adversaire. Finalement; Léonore passe sous la garde du monstre et réussi à lui entailler la jambe. Le monstre pousse un grondement sourd puis:
- Parfait. Je vois que vous savez à peu près vous battre. Alors en tant qu'adversaires dignes de ce nom, nous allons nous amuser un peu. Je vais vous dire une chose amusante. Les coups d'épées ne me font rien.
Effectivement, je regarde avec horreur la plaie se refermer sans une cicatrice.
- J'ai cependant un point faible. Mes yeux ne sont pas insensibles. Si vous réussissez à les toucher tous les deux, alors je vous laisserais la vie sauve, convaincu que vos convictions sont meilleures que les miennes. Mais si jamais il s'avère que c'est vous qui avez tort, je vous tuerais comme des insectes ayant osés s'attaquer à une proie beaucoup trop grosse pour vous.
Jérémie: Vous voulez rire? Tout à l'heure vous avez dit que votre mission était de me tuer ! Que vos convictions étaient inébranlables ! Comment pouvons nous vous croire?
Monstre: Ce n'est pas faux. J'ai effectivement la mission de t'éliminer. Mais te tuer maintenant me gâcherais tout le plaisir. Je veux te voir m'échapper, te battre de toutes tes forces, survivre tant bien que mal. Si jamais vous réussissez à me toucher les yeux, je vous laisserais fuir. D'ici à notre prochaine rencontre, vous pourrez vous entraîner, vous reposer, dans l'angoisse d'un autre combat contre moi. Allez, en garde vermisseaux !
C'est bien ce que je pensais. Il n'a jamais eu l'intention de nous laisser vivre. Selon lui nous ne sommes que des morts en sursis, et encore, il faudrait pouvoir le battre pour dire ça !
Léonore fait craquer ses doigts et serre le pommeau de son épée. Je marmonne des prières de défense pour nous deux.

Et c'est le choc.
Léonore se jette violemment sur le monstre qui lance son bras en avant pour l'attraper mais celle ci exécute une pirouette et se retrouve sur le bras volumineux de son ennemi. Le monstre rétracte son membre mais Léonore a déjà atteint la tête et lance son épée dans l'œil droit de notre adversaire. L'œil crève et un flot de sang mauve jaillit du trou créé par l'attaque de Léonore. Elle se jette du haut du corps massif avant que la main du monstre ne l'attrape et se réceptionne tant bien que mal, un peu écrasée par le poids de son armure.
Le monstre attrape l'épée fichée dans son œil et la broie de ses mains puissantes. Léonore est désarmée. Elle n'a plus que son bouclier désormais. Je regarde les débris de l'épée pour voir si l'un d'entre eux serait susceptible de servir de projectile contre le monstre mais celui ci les réduit en miettes.
- Belle attaque. Je ne pensait pas que vous mettriez à profit mes conseils aussi vite. Mais ne croyez pas que tout va être aussi facile. Considérez que vous en avez touché un sur deux.
La peau se referme autour du trou formé par Léonore. Bientôt, une fine membrane protège l'orifice. Le monstre est cependant amputé de son œil droit.
Le monstre fait alors apparaître deux énormes boules de feu dans ses mains. J'ai aussitôt le réflexe de pousser ma coéquipière dans l'eau du bassin alors que les projectiles s'écrasent devant moi dans une explosion de chaleur. Je suis soufflé et me réceptionne difficilement sur les tapis. Léonore sort de l'eau. Elle quitte son armure qui a pris l'eau. Je n'avais pas pensé à ça: mouillée, son armure va beaucoup moins remplir son rôle maintenant ! Je me mords le poing. Je m'en veux.

Le monstre m'attrape dans sa main gigantesque et entreprends de me broyer les os un par un. Léonore fonce sur le monstre mais celui ci l'attrape et l'enserre dans sa deuxième main.
- Et voilà. Quelle fin pathétique pour deux combattants comme vous. Vous avez réussi à me crever un œil et je vous en félicite. Néanmoins l'aventure épique s'arrête ici.
- Kyrie Eleison !
La barrière de protection divine entour Léonore comme une champ de force. Aussi forte que soit la pression de la main du monstre sur le corps de mon amie, la main s'ouvre, repoussée par la barrière. Léonore s'échappe. Le monstre allonge son bras et détruit le balcon. Il récupère une pierre et la lance en direction de ma coéquipière. Je pousse un cri mais une pression de sa main me fait taire.
Léonore évite le rocher et récupère son bouclier. Elle fonce alors sur notre assaillant, bouclier en avant.

Je lance moi aussi une prière de protection qui me libère de l'étau du monstre. Après un grognement de surprise, il transforme ses mains en espèce de lance. J'ai l'intime conviction qu'il a décidé d'en finir avec nous. Il bondit et envoie ses bras en avant. Le réflexe agit de lui même: un mur rosâtre de protection s'élève entre les lances et moi. Le premier assaut est d'une violence inouïe. Le coup explose le mur de protection. Néanmoins, l'attaque est déviée. Avant d'élever une autre barrière, la deuxième lance est sur moi. La deuxième lance est en moi.
Traversé de part en part. Je prends conscience de ce qui m'arrive qu'après avoir ressenti une douleur aigüe. Je crache du sang. La lance est tellement grosse qu'elle a dû me toucher le poumon, le cœur et d'autres organes vitaux.
Le monstre retire sa lance. Un trou béant déforme ma poitrine. Trop abruti, je reste un moment debout avant de tomber à la renverse. Ma vue se brouille. Le froid m'envahit. J'entends faiblement Léonore crier quelque chose avant le noir total.

Rachel (camp de Gust)

- Regardez ma sœur ! Il se réveille enfin !
- Oui. Il était temps. J'ai bien cru qu'il allait y passer !
- Sans vous ma sœur, il y serait encore.
J'entends des voix mais tout est noir autour de moi. Je ne me souviens que du monstre. Le monstre ! M'a t-il tué? Et qu'est devenue Léonore? J'ai un mouvement pour me relever mais une douleur lancinante me traverse la poitrine.
- Hé ! Doucement ! Certes, sœur Niren t'as ressuscité mais tu es encore très faible !
Ressuscité... Ainsi je suis bien mort. Je me maudis intérieurement. Je n'avais pas l'ombre d'une chance. Mais qu'est t-il arrivé à Léonore? Et Niren? NIREN !
Jérémie: NIREN !
Léon: Ma sœur, il vous appelle. Ma sœur? Ha, elle est partie mon vieux. Tu veux que j'allume la lumière? Il fait noir dans cette foutue tente.
Léon allume une lampe à huile qui diffuse une douce lumière dans la tente. J'en déduit que nous sommes au campement de Gust. Par les interstices de la tente, j'aperçois la lueur du soir. Il s'est donc écoulé très peu de temps...
Jérémie: Léonore?
Léon: Elle va bien. Elle dort à l'infirmerie.
Jérémie: Mais... Comment?
Léon: Hé mon vieux, ça faisait une semaine qu'on ne vous avait pas vu ! Nous avons cherché dans chaque recoin de la ville, à l'exception du temple, considéré comme un lieu sacré. Puis, nous avons entendu des bruits venant des bouches d'aération du temple. Un chevalier a reconnu la voix de Léonore et nous sommes arrivés ce soir dans les bas fond du temple. Là, nous avons trouvé sœur Niren qui nous as guidé jusqu'à vous. Nous vous avons trouvé dans un sale état. Tu gisait dans une mare de sang et Léonore était blessée à l'épaule et aux jambes. Malgré tout, elle tenait encore debout et tenait dans ses mains une pierre tachée de couleur mauve.
Jérémie: Il n'y avait pas... De monstre?
Léon: Bah non. On vous as juste trouvés seuls dans cette salle vide. Gust a cru que sous l'emprise de la folie vous vous étiez entre tués. Il faudra aller le voir. Ce soir si possible. Nous partons demain.
Jérémie: Demain? Mais Léonore?
Léon: Elle viendra avec nous bien sûr. Ses blessures sont graves mais pas mortelles. Elle est entre de bonnes mains. Dans une ou deux heures elle sera totalement rétablie. Regarde toi: tu étais mort et pourtant sœur Niren t'a ressuscité !
Je serre les poings. Pas de trace de monstre, évidemment. Et cette Niren... Était-elle avec nous ou contre nous? Pourquoi nous jeter dans les bras de l'ennemi pour nous sauver ensuite? Et le pape? Savait-elle ce qui se tramait dans les bas-fonds du temple? Et puis ce départ précipité... Une semaine passée dans ce temple m'a fait perdre toute notion du temps. Je ne peux pas les accompagner, je ne serais qu'un boulet. Je vais plutôt suivre les conseils du pape: me cacher dans la cave de glace au nord de Rachel. Là je serais à l'abri des monstres et des assassins.

Tente de Gust

- Mets toi à l'aise. Tu reviens de loin. J'aimerais que tu m'explique ce qu'il s'est passé pendant cette semaine.
Gust m'a fait mander dans sa tente. Sans plus attendre, je lui révèle tout notre périple dans le temple: les monstres, la partie du cœur d'Ymir, Niren et le père Pirone, le combat.
Il m'écoute attentivement puis:
- Un monstre dis-tu? Ce... père Pirone se serait changé en monstre? Quel genre de monstre?
Jérémie: Un monstre blanc, grands, aux yeux jaunes, sans os apparemment parce qu'il pouvait allonger ses membres comme il voulait. Vous en avez entendu parler?
Gust: Non. Mais j'ai un signalement. Je vais envoyer un messager parler au pape de ce que tu m'as raconté. Je te mettrais au courant.
Jérémie: Et heu... concernant le départ demain?
Gust: Nous partons pour le mont Thor en effet. Mais je pense qu'il serait préférable que tu reste à l'abri.
Jérémie: Ne vous en faites pas pour moi, je sais où aller. Mais Léonore?
Gust: Elle viendra avec nous.
Jérémie: Elle est blessée ! Elle ne survivra pas longtemps face à des salamandres de feu !
Gust: Elle vivra, tu as ma parole. Maintenant tu peux disposer.

La discussion est close. Je quitte la tente la mine sombre. Demain, je me retrouverais seul. Quelle étrange sensation... Comme si j'avais oublié ce que « seul » voulait dire.
Je passe par l'infirmerie. Léonore dort dans un lit, rayonnante de santé. Les médecins ont bien fait leur travail.

Je retourne à ma tente. Des ronflements sonores m'informent que Léon vient de se coucher.
Après avoir avalé un repas reconstituant et marmonné une prière, je me couche, non sans garder une dague sous mon oreiller. Protection dérisoire contre le monstre Pirone mais c'est fou ce qu'avoir une arme sous la main peut vous mettre en confiance.
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Re: A la découverte du monde...

Messagede ratdo » Ven 10 Avr 2009, 21:58:46

Comme d'hab je poste avant de lire... Alors, t'es pas prévisible mais moi jsuis perspicace... et Marc Levy s'est pas genre "Je t'attends" et tout des trucs du genre? on fait des exposé sur des livres en classe, me semble que se nom est revenu plusieurs fois...
Fouinar a écrit:Je sé pa lhyr lengue lé lol

seta49 a écrit:Je savais bien que t'étais un boulet.
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Re: A la découverte du monde...

Messagede Altarion » Sam 11 Avr 2009, 13:00:01

Pendant quelques secondes j'ai vu Léon comme une sous-merde :(
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Re: A la découverte du monde...

Messagede seta49 » Dim 12 Avr 2009, 12:28:19

Levy, dit Two Hands, dans le manga Black Lagoon. Une gunneuse à sang chaud qui aime tuer.
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Re: A la découverte du monde...

Messagede Fouinar » Dim 12 Avr 2009, 15:26:37

seta49 a écrit:Levy, dit Two Hands, dans le manga Black Lagoon. Une gunneuse à sang chaud qui aime tuer.

Excellente série en passant !
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Re: A la découverte du monde...

Messagede Jeremie » Dim 12 Avr 2009, 19:17:41

J'adore juste la série. La Levy en question était 100% rp dans son rôle de Levy, j'ai pas hésité une seconde à en faire un personnage à part entière de l'histoire quoi :)

Les nouvelles images du chapitre du départ pour l'île de la Tortue.
Les nouvelles images du chapitre de l'île de la Tortue.
En attendant le prochain chapitre ;)
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Re: A la découverte du monde...

Messagede ratdo » Dim 12 Avr 2009, 19:28:03

OMAGAD Konata elle est trop seiksyyyy T_T need câlin... Nanaki-chou, t'es ou?
Fouinar a écrit:Je sé pa lhyr lengue lé lol

seta49 a écrit:Je savais bien que t'étais un boulet.
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Re: A la découverte du monde...

Messagede Nanaki » Lun 13 Avr 2009, 0:12:20

ratdo a écrit:Nanaki-chou, t'es ou?

Hein ?!

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Re: A la découverte du monde...

Messagede daubiht » Lun 13 Avr 2009, 16:22:58

AKANLASWITE totu les jour je regarde si y'a pas la suite me faut ma dose d'aventure avec jerem =O :psing:
''Deux choses sont infinies : l'Univers et la bêtise humaine. Mais en ce qui concerne l'Univers, je n'en ai pas encore acquis la certitude absolue.''
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Re: A la découverte du monde...

Messagede Jeremie » Lun 13 Avr 2009, 16:37:31

[HRP]
Altarion a écrit:Pendant quelques secondes j'ai vu Léon comme une sous-merde :(

Comment ça ? [/HRP]

Vendredi

Seizième jour du deuxième mois de l'an 1008

Camp de Gust (Rachel)


Le réveil est difficile. C'est toujours difficile de se réveiller à cinq heures du matin. Je n'avais plus l'habitude.
Les chevaliers lèvent le camp. J'entends Gust lancer des ordres à droite à gauche. En un clin d'œil, les chevaliers sont prêts pour l'expédition. Je frissonne en pensant que certains d'entre eux ne reviendront peut être pas...
Léon, frais comme une rose, fait ses étirements matinaux. Je cherche Léonore et sa sœur du regard mais je ne rencontre que des hommes en armures. L'infirmerie a été démontée. Il ne reste presque rien là où quelques temps plus tôt, s'étendait le campement de l'armée de Prontera.
Gust annonce que le convoi partira dans une heure. Ma gorge se noue. J'ai l'impression d'être mis à l'écart, comme un enfant trop jeune qui ne peut pas participer à des jeux d'adultes.
Steiner vient me saluer, la mine sombre. Il m'explique qu'il n'a pas dormi de la nuit, occupé à parler au pape des évènements du temple de Freyja. Apparemment le pape n'était pas au courant de ce qui se tramait dans les sous-sols de son temple mais elle a ouvert une enquête, me conseillant de me cacher au plus vite. Je reçois le message parfaitement. Je retourne à l'auberge pour prendre mes affaires. Léon et Steiner m'accompagnent. Nous passons devant le camp des tireurs d'Einbroch mais je ne vois pas Levy.

Le jour commence à poindre à l'horizon alors que j'arrive à l'auberge. Bien que nous soyons encore en hiver, le climat de Rachel est très chaud dès le matin.
Je prends mes affaires et dit au revoir à l'aubergiste qui, triste de me voir partir, me donne quelques victuailles pour la route.
Léonore m'attend à la sortie de l'auberge. J'aurais préféré quitter la ville sans la voir, cela aurait peut être atténué le choc de la séparation ? Je secoue la tête pour chasser ces pensées indignes d'un prêtre de haut rang mais comme si elle avait lu mes pensées, Léonore me dit:
- J'aimerais te parler seul à seule un moment.
Léon et Steiner retournent dans leurs campements respectifs tandis que Léonore et moi nous dirigeons vers la sortie de la ville.

Rachel (sortie ouest)

Le désert commence à s'animer. Des petites bêtes sortent de leurs cachettes, en quête de nourriture. D'autres se mettent à l'abri d'une journée qui s'annonce caniculaire.
Léonore se tourne vers moi. Je ne pensais pas quitter Rachel aussi promptement et faire mes adieux de cette manière !
- Je... Je voulais dire que j'étais désolée de ne pas t'avoir aidé dans le temple de Rachel. Je n'ai pas rempli le rôle que l'on m'avait confié. Je suis désolée...
Elle fond en larmes. Je suis désemparé. Maladroitement, je lui tapote la dos, pas convaincant.
- Heu... Allons, ce n'est pas grave tu sais.
- ...
Je ne suis pas très doué pour rassurer les gens, surtout quand ils se blâment de vous avoir laissé vous faire tuer. Je regarde ma montre. Gust partira dans un quart d'heure. L'idée me vient de demander à Léonore de partir avec moi mais je sais que je ne m'en sentirais pas le courage.
Léonore relève la tête. Elle a cessé de pleurer.
- Tu pars te cacher mais ne t'inquiètes pas: quand le conflit sera fini je viendrais te chercher !
- Fais très attention à toi. Comme je l'ai dit à ta sœur je t'interdis de mourir.
Elle me répond par un timide sourire. J'ai l'impression que nous sommes un vieux couple qui se sépare.

Léon arrive et crie:
- Hey ! On y va !
L'instant magique s'efface. Je fais volte face et m'éloigne de Rachel, de Léonore, du pape, de la sécurité. Sans me retourner, j'adresse à mes compagnons un signe de la main. J'entends alors Léonore crier:
- Je t'aime !
Je ne réponds pas, je ne me retourne pas. Je continue d'avancer. Les larmes coulent en silence.
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Re: A la découverte du monde...

Messagede ratdo » Lun 13 Avr 2009, 17:20:23

Beuh, un peu lâche sur les bordes Jérémie non? =/
J'aurais honte à sa place...

daubiht, stop use ma réplique, j'ai le copyright dessus...
AKANLASWITE~
Fouinar a écrit:Je sé pa lhyr lengue lé lol

seta49 a écrit:Je savais bien que t'étais un boulet.
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